On la nomme « aquarunning », randonnée aquatique ou encore « longe-côte ». Grand bol d’air iodé et d’eau salée, à mi-chemin entre promenade en bord de mer et baignade, la marche aquatique gagne en popularité sur les plages, en été comme en hiver.

Grâce à un engouement pour les activités nautiques hors de la saison estivale, des variantes plus ou moins sportives ont vu le jour, faisant de la marche en eau de mer une activité physique tonifiante, accessible à tous, du débutant au sportif accompli.

En eau froide ou chaude, en balade tranquille ou en session sportive intense, à la mer ou autre part… la marche aquatique se décline pour tous les profils. Choisissez le vôtre !

Aquarunning, marche en eau de mer, longe-côte…qu’est-ce que c’est ?

Bien que la pratique de la marche dans l’eau ne soit pas nouvelle, c’est dans le Nord de la France, sur les plages de Dunkerque, qu’elle a pris forme pour devenir une nouvelle activité à part entière : munis d’une combinaison pour braver la fraicheur de la Manche, les adeptes du « longe-côte » ont transposé les plaisirs de la promenade en bord de mer…directement dans l’eau, en s’aidant d’une pagaie pour avancer. En écho aux marcheurs-baigneurs, les aqua-runners ont développé une pratique plus intense, en reprenant les codes de la course à pied.

Bien implantée en Côte d’Azur, la marche aquatique fait des émules sur les plages océaniques ou les conditions sont pourtant considérées comme plus physiques : n’en déplaise aux plus frileux, les pratiquants sont de plus en plus nombreux, avec un minimum d’équipement, de Brest à Biarritz. Derrière les accros aux sports nautiques pour qui la marche en eau de mer n’est qu’un échauffement nécessaire, les seniors sont nombreux à se jeter à l’eau, avec à la clé la perspective d’une activité sportive adaptable à tous les niveaux, et prometteuse en gain de souplesse et de mobilité articulaire.

La marche aquatique : de nombreux bienfaits pour la santé

La connaissance des bienfaits de l’eau de mer sur la santé n’est pas nouvelle. En rééducation comme en natation, son intérêt est connu de longue date : en allégeant la masse corporelle, l’eau de mer permet au corps de retrouver sa mobilité ou de développer sa puissance tout en préservant l’impact sur les articulations. L’eau fraîche est bénéfique à la circulation sanguine ; la marche à contre-courant crée un massage aux propriétés drainantes bien connues en thalassothérapie.

Mais la marche aquatique exercée régulièrement est une véritable activité physique. La résistance à l’eau s’associe à l’effort pour améliorer l’endurance tout en préservant les articulations des chocs propres à la marche. En aquarunning, l’intensité de l’effort est décuplée, et il est possible comme en course à pied de travailler sur l’augmentation de la fréquence cardiaque. Là encore le travail de musculation peut s’effectuer avec un impact moindre sur les articulations, ensembles tendineux et ligamentaires, notamment du genou et de la cheville.

Une pratique accessible à tous…

Familles, groupes d’amis, retraités… Seuls ou en groupe, les marcheurs et les coureurs dans l’eau de plus en plus nombreux à profiter des plages françaises en toute saison. Et c’est bien là l’intérêt de la marche aquatique : chacun peut s’y adonner, quel que soit son âge ou sa condition physique.

Les débutants, non-nageurs ou personnes en reprise de sport pourront profiter de belles balades à un rythme calme et nonchalant ; pas besoin de s’immerger jusqu’au torse dès le début, et il est tout à fait possible de s’aider d’un flotteur ou d’une pagaie pour s’aider lors des premières séances.

Les sportifs avertis pourront profiter de séances plus intenses, en choisissant des conditions plus techniques : séances plus longues, vague, houle.

…moyennant quelques précautions

La marche dans l’eau de mer est une activité physique. Il convient donc de faire le point avec son médecin avant de se lancer dans une pratique intense et régulière, surtout en cas d’antécédents médicaux ou d’objectifs de progression.

Pour tous, un minimum d’équipement est nécessaire : combinaison, gants et chaussons en néoprène pour se protéger du froid et des blessures de coquillages. Il convient également de se méfier du soleil et de la déshydratation, même en hiver.

La mer reste un environnement dangereux si l’on ne respecte pas quelques précautions. Mieux vaut éviter de marcher seul, surtout si l’on ne sait pas – ou mal – nager. L’aquarunning et la marche aquatique se pratiquent en bord de côte, dans des zones de baignade autorisée, et en compagnie de personnes avisées. Partout sur le littoral, des groupes de nageurs se constituent, permettant d’allier paysages splendides et belles rencontres.

Et quand on n’habite pas en bord de mer ?

Ce n’est pas parce qu’on vit loin de la côte qu’il ne faut pas pour autant profiter des bienfaits de l’eau. Il est possible de retrouver les sensations de la marche aquatique en piscine, rivière ou bord de lac. Des séances encadrées par des professionnels se développent un peu partout en France, en club de sport ou en base nautique. Et quand il n’y a pas de groupe à côté de chez soi, pourquoi ne pas créer le sien ?

La marche aquatique et ses dérivés renouvellent la promenade en bord de mer en alliant activité de plein air, pratique sportive et aération de l’esprit. Commencer à la pratiquer, c’est devenir accro à l’air iodé !

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